L’Église et l’ordre éthique

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L’Église et l’ordre éthique

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Les vieilles sociétés établissaient des relations où, comme dans les familles shintoïstes japonaises ou les familles de la Grèce antique, une éthique des vertus imposait un mode de vie et un esprit qui profitaient en retour à tous. Pour autant, elles n’étaient pas pacifiques et le côtoiement de la guerre semblait inévitable. C’est par une surenchère dans le don de soi que les hommes alors n’hésitaient pas à exposer leur vie pour la communauté et à défendre leurs familles, leur Cité, leur nation. L’héroïsme était glorifié et les mérites vantés.

La première mutation fut celle des religions non violentes, principalement, celle du Christ. Les premiers chrétiens suivirent l’algorithme de la paix. L’art d’unir la communauté conservait la logique de la règle morale et abjurait la guerre. Le don de soi ne disparaissait pas avec le renoncement aux armes, mais devenait sacrificiel.

Notre ère a débuté avec une nouvelle mutation non moins considérable. Ce fut le renoncement historique – au nom de la liberté – à la règle éthique. L’existence d’un ordre moral, en tant qu’idéal sociétal, indépendamment de ses particularismes locaux, ne fut jamais remis en question ; jusqu’au jour où un radicalisme de neutralité éthique advint… Il supprima les obstacles à l’avènement du progrès technique et de l’industrialisation du monde.

Que deviennent les vertus et l’esprit de don dans ce contexte ?

Ils sont difficilement compatibles avec la nouvelle logique « émancipatrice » comme ils sont difficilement compatibles avec le systémique encouragement à la recherche universelle du gain individuel.

Quelle position l’Église adopte-t-elle face à cette problématique ? Elle pourrait affirmer haut et fort son attachement indéfectible à l’éthique, mais si elle le faisait, elle serait accusée d’intolérance, voire d’intégrisme. Aujourd’hui, l’alternative est claire : soit on est neutre dans sa vision du « bien », soit on est un tyran. Le clergé en est très mal à l’aise. Il fait de grands efforts pour se montrer indulgent et, pour ce faire, il cite des passages de l’évangile dans lesquels le Christ se montre tolérant. Le procédé consiste à tordre la réalité, car le Christ pardonne, mais il ne fut jamais adepte d’une neutralité axiologique, aujourd’hui imposée par l’idéologie nihiliste de notre ère.

Pour l’Église, l’alternative est : coopérer, obéir au cerveau médiatique et subsister matériellement ou bien afficher sa spécificité. Nombre d’universitaires prétendent que l’advenue d’une ère de neutralité culturelle est à créditer au compte des croyants et qu’il convient d’adhérer à ce monde politique qui gouverne la planète. Ils croient que la révolution sociétale générée par le Christ est à l’origine de cette nouvelle ère de neutralité et ils ont tort, car la révolution sans morale de l’ère de l’industrie s’est, en fait, construite contre Lui.

Toutefois, l’Église doit se prononcer, si elle ne défendait ni une éthique commune ni un esprit de loyauté ni la pratique du don mutuel, notamment dans la conjugalité des couples catholiques qui se délitent, non seulement elle serait condamnée mais l’humanité aussi.

Juliette & Roméo

 

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