Une histoire populaire américaine

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Une histoire populaire américaine

Loin du tapis rouge et du bling-bling de Cannes, nous avons adoré l’adaptation cinématographique du livre d’Howard Zinn, « Une histoire populaire des États-Unis », actuellement sortie dans certaines salles, peut-être près de chez vous.

Le film : « Une histoire populaire américaine » tiré de l’œuvre d’Howard Zinn, nous montre l’envers du décor des Etats-Unis. La prise de conscience de l’auteur se révéla quand, en 1945, à bord d’un bombardier, il largua les premières bombes de napalm sur la ville française de Royan. Ce bombardement, comme ceux de Dresde, Hiroshima, Nagasaki, ne se justifiait aucunement. Depuis 1914, l’Empire américain impose au monde sa terreur, maintient toute adversité dans l’impuissance.

Le documentaire décrit ce que l’histoire officielle ne montre pas, son côté obscur : les abominables conditions de vie des émigrés européens venus chercher de meilleures conditions de vie. En ce temps-là, le Sud, qui voulait faire sécession et être libre de son commerce, supportait mal la domination industrielle du Nord… Suivant la légende, la prétention du Nord était de libérer les noirs, mais en réalité, pour le meilleur bénéfice de son marché intérieur, il s’agissait d’interdire aux États du sud de rompre, de convoiter ses richesses, par exemple, le coton (qui sera traité dans les filatures du nord). Dans ces conditions, les noirs étaient les bienvenus, les usines du Nord ayant besoin de main-d’œuvre ; le marché du travail (nouvel esclavage) fut un facteur déterminant et la véritable finalité du leurre émancipateur.

L’avènement de l’Empire ne se fit pas sans un apport massif de dizaines de millions de travailleurs volontaires du vieux continent, qui, au « pays de la liberté », allaient trouver une nouvelle forme de servitude sous le regard de bronze de la déesse de Manhattan faussement porteuse de lumière. Dès lors, les hommes du sud assistèrent à l’avènement d’un esclavage new age où la santé, la nourriture, le sommeil, le logis n’entraient plus dans le cahier des charges. La moyenne de vie était très basse, les enfants employés dans les filatures, dès douze ans, petits esclaves blancs, garçons, filles des filatures, mouraient en moyenne à vingt-cinq.

Des contestations, des mouvements sociaux, pour dénoncer ces conditions inhumaines, apparurent aux pays de la libre entreprise où, paraît-il, suivant la légende, un cireur de chaussures pouvait par force d’huile de coude devenir milliardaire. Désillusion ! Cette éventualité n’eut jamais lieu. Si les escrocs organisés en mafia institutionnelle étatique le devinrent, les pauvres restèrent, quant à eux, pauvres à jamais.

De grandes grèves survinrent. En réponse, les provocateurs de l’agence Pinkerton (ex diligences) reconvertis en milice privée, assassinèrent les délégués syndicaux. Quand cela ne suffisait pas, ils se mêlaient aux manifestants pour tirer sur la police, provoquer des ripostes, émeutes et répressions. Ainsi, des syndicalistes innocents furent condamnés à mort par la justice aux ordres. Dans les mines Rockefeller une grande grève fut arbitrée par la garde nationale qui, s’interposant entre la milice patronale et les mineurs, employant les mitrailleuses sur cibles vivantes .

Quand crises sociales et marchés saturés se conjuguent, les conflits mondiaux sont déclenchés. Les guerres incessantes restent depuis l’empire Romain la meilleure façon d’utiliser le patriotisme pour remodeler les marchés. Ironie de l’histoire, chez l’oncle Sam, les appels au volontariat pour la der des der furent médiocrement suivis, alors la conscription prit le relais !

Formidable documentaire de ce descendant d’émigré juif, sur le premier pays exportateur de « démocratie ». La vérité enfin ! Cela fait un bien immense !

Les suckers de la succursale hollywoodienne « Cannes » peuvent se rhabiller !

 

Howard Zinn : « Tant que les lapins n’auront pas d’historiens, l’histoire sera racontée par les chasseurs… »

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