Gender

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En devenant un objet du marché le sexe inéluctablement est appelé à se diversifier sous de multiples apparences et facettes. Il s’adapte aux contextes dans lesquels il est exposé selon les tendances et les opportunités. Aussi longtemps que la matrice libérale marchandisera les êtres humains, toutes sortes d’excentricités sexuelles apparaîtront, produites par une offre et une demande inventive. La diversification sexuelle se déploie à deux niveaux, celui du physique qui est le plus spectaculaire et celui du social qui est le plus consistant.

La notion du Gender fut modelée dans les remous idéologiques « Lesbiens, Gays, Bi et Trans ». Il est très difficile pour le non-spécialiste de comprendre ses enjeux et ses implications, tant elle repose sur des présupposés inattendus, notamment l’idée délirante que le genre (masculin ou féminin) serait produit par la culture, voire un rapport de forces et non une quelconque réalité biologique ou anatomique. La capacité innovante et spectaculaire des tenants de cette idéologie anime un mouvement qui obtient un véritable succès communautaire, cependant, hormis cette aptitude remarquable de la mouvance LGBT, ses fondements sont très fragiles comme l’atteste D. R. Dufour :

« Ceux qui sont habités (par le désir d’être du sexe de son choix) peuvent développer deux attitudes bien différentes qui, n’étant « naturelles » ni une ni l’autre, mais culturelles, méritent analyse. Soit ils s’arrangeront comme ils peuvent avec le fait qu’ils sont tombés du côté de la sexuation qui ne leur convient pas. Toutes les solutions possibles seront alors de l’ordre de l’imaginaire (soit les multiples façons et fictions qui permettent de se prendre pour ce qu’on n’est pas). Soit ils refuseront de s’arranger imaginairement et demanderont une solution symbolique (que la loi des hommes me reconnaisse juridiquement pour ce que j’ai décidé d’être) ou une solution réelle (que, homme biologique et génétique, je coupe dans mon corps ce qui objecte à mon affirmation ou que, femme biologique et génétique, j’y ajoute ce dont il manque pour la soutenir) [fusion_builder_container hundred_percent=”yes” overflow=”visible”][fusion_builder_row][fusion_builder_column type=”1_1″ background_position=”left top” background_color=”” border_size=”” border_color=”” border_style=”solid” spacing=”yes” background_image=”” background_repeat=”no-repeat” padding=”” margin_top=”0px” margin_bottom=”0px” class=”” id=”” animation_type=”” animation_speed=”0.3″ animation_direction=”left” hide_on_mobile=”no” center_content=”no” min_height=”none”][…] Ce qui apparaît alors, c’est que la solution juridico symbolique (changer la loi afin que je sois reconnu pour ce que j’ai décidé d’être) de même que la solution réelle (refaire son corps de façon à ce qu’il ressemble à ce que j’ai décidé d’être) engagent l’une et l’autre un rapport à la vérité problématique qui ne peut pas laisser indifférent le philosophe. Car, dans les deux cas, cela aboutira à tenter de soutenir un rapport mensonger à soi-même. Dans le premier, en effet, j’obligerai tout le monde à dire que je suis une femme là où chacun qui m’aura connu homme sait que je suis bel et bien un homme. Dans le second, je tenterai de prendre mon paraître pour mon être. Car mon être lui – quoi que la loi des hommes en dise ou quoi que mon corps paraisse – sera toujours le même qu’avant : l’écriture génétique XX ou en XY qui me définit n’aura pas été changée d’un iota par ces opérations. Et cela, au demeurant, ne semble guère envisageable avant longtemps.»

Au-delà de la problématique physique de la question du Gender, le questionnement social est beaucoup plus conséquent. Car la question des rôles masculins et féminins est un enjeu politique majeur de la mutation darwinienne en cours. Elle est le nœud des héritages culturels des deux archétypes. La façon dont le nœud sera ou ne sera pas dénoué engagera l’avenir de notre histoire.

Le proverbe chinois dit que les femmes ont soutenu la moitié du ciel. La culture traditionnelle féminine qui a légué à la civilisation la moitié de notre patrimoine, habiletés, connaissances, empathie, est d’une richesse décisive, mais cet héritage est un trésor de dons et de services, un art intime qui est honoré par sa modestie. Il est d’une trop haute élévation spirituelle pour parler aujourd’hui aux adeptes hédonistes du matérialisme vénal.

Par contre, la culture libérale féminine, depuis cent ans, est clinquante, profuse. Mode, esthétique, psychologie, art, ce fut une ébullition telle qu’elle attira les regards. Il était prévisible qu’Adam mutant l’envie. La griffe féminine, reprise par les hommes depuis les années 60, est une constante de la mode.

L’héritage viril est symbolisé par Homo Faber qui fut son archétype. Le progrès et la culture se sont appuyés sur lui pendant des millénaires. Or, il n’est plus aujourd’hui qu’une option secondaire à disposition sur le catalogue de la matrice, une forme à endosser selon les circonstances et les inclinaisons. Des femmes l’adoptent dans le cadre d’études scientifiques ; d’autres femmes dans le cadre de métiers durs, de loisirs virils. Si le mouvement féministe associé à la communauté LGBT avait respecté la virilité d’Homo Faber et souhaité que les femmes acquièrent sa force créative, la soi-disant lutte contre les stéréotypes n’aurait pas été une tartuferie. Mais trop rares sont les femmes qui ont bravé le système et acquis ce talent. Au contraire, la revendication majoritaire de la cohorte MLF-LGBT consista à démolir le talent masculin traditionnel, en l’associant, pour le diffamer, à la sauvagerie, à la guerre et à la cruauté. Il lui fut substitué une version féminisée du mâle. L’opinion vécut cette métamorphose sous l’imagerie mystifiante d’une victoire annoncée sur le machisme. La mise en place d’une « virilité » toujours complaisante fut présentée comme l’émergence ultime d’un mâle idéal, en phase avec la modernité, courtisan, tolérant, décoincé, ouvert. Mais il s’est mené un tout autre combat. Il s’est agi, en fait, de casser les structures qui faisaient encore obstacle à l’algorithme libéral. Les foules manipulées ont décrié le modèle viril. Le mouvement beauvoirien s’est acharné sur lui, le piétinant en même temps que le machisme et tout ce qui put être regroupé sous l’étiquette patriarcale fraîchement façonnée. Ce n’était pas particulièrement courageux, car le modèle avait déjà été laminé par le marché libéral et il était à terre. Ce n’est pas le patriarcat fantasmé par la propagande qui interdit aux femmes de s’initier aux apprentissages virils et à l’art mâle de la gestion des épreuves, mais l’idéologie elle-même qui sécrète ce bourrage de crâne. Le marché demande que les femmes se vendent, en aucune manière qu’elles n’œuvrent. D’un côté, pour être valorisée économiquement, Ève doit plaire, et d’un autre côté pour subir les épreuves d’une initiation, elle doit s’exposer en état de maladresse, état inhérent à chaque étape de toute initiation. Il faut accepter modestement sa médiocrité dans l’apprentissage pour, à la fin, acquérir le talent d’Homo Faber. Ce que les femmes traditionnelles savaient faire et que les femmes mutantes maîtrisent de moins en moins. L’Ève libérale peut difficilement échapper au devoir de plaire en tout temps, de crainte de ne plus répondre aux critères de séduction imposés. Si elle se laisse aller à donner une image d’elle-même maladroite, ne serait-ce qu’un moment, elle se dévalue dans son nouveau statut d’objet.

La machine libérale agissant au nom du progrès ré-éduque l’être humain pour mieux l’adapter à elle. Sous faux drapeau d’une lutte contre l’homophobie et contre l’inégalité des sexes, un remodelage sociétal radical est programmé. Les vertus qui servaient de socle au sens civique et permettaient à nos aïeux de vivre en société étaient impératifs. L’éducation imposait justice, pudeur, bienveillance, et maintes autres vertus, sous peine de punitions. Aujourd’hui, l’ascendant impératif ayant quitté le domaine de l’éthique sociale pour devenir pécuniaire, les hommes mutants doivent désormais décrier les principes moraux et se complaire dans une prétendue foire aux libertés. Le Fric réifia le sexe, marchandisa la femme, développa l’industrie de sa commercialisation, cosmétiques, implants, liftings… De plus en plus avide, il entreprend de marchandiser désormais l’innocence de l’enfance.

À son stade ultime la mécanique mutagène de l’algorithme se saisit des enfants, dont l’initiation à la connaissance et la pratique des bons usages avait été jusqu’alors confiée aux parents. Le pouvoir libéral est déterminé à porter une contrainte sévère sur leur éducation sexuelle, dès leur plus jeune âge, sous le prétexte que cette répression permettrait ainsi aux femmes d’acquérir les talents et l’autorité d’Homo Faber qui leur seraient barrés par des stéréotypes imputés à la tradition. Or il est le premier à barrer cette route. Et sous le deuxième prétexte tout aussi fallacieux qu’une homophobie latente fantasmée empêcherait les enfants prétendument homosexuels de laisser libre cours à leur nature originale. Ce qui est déjà un viol des esprits, une volonté d’imposer, d’en haut, l’axiome d’une homosexualité qui fleurirait spontanément si l’on ne la contrariait pas socialement. Ainsi, le pouvoir libéral a défini la priorité de peser sur l’éducation des enfants dans les écoles pour insérer dans leurs têtes les théories de son kit à penser, contre le gré des parents. Quant aux enfants qui n’ont pas de parents et pour lesquels, il n’est pas nécessaire d’exercer de pression, l’État libéral entend les donner aux couples gays et lesbiens. Le dessein de cette étrange politique est évidemment la marchandisation globale de l’enfance, qui fait suite à celle de la femme. Les vertus lesbiennes et gay de la modernité ne prédisposant certes pas plus que les vertus traditionnelles à s’opposer aux dérives obscènes et sadiques, il est évident que la jurisprudence annoncée, qui doit instrumentaliser des enfants pour satisfaire des caprices privés, établira en droit le marché des enfants, dans une société où tout s’achète et tout se vend. L’instrumentalisation de l’innocence est la visée initiale de cette abjecte tragicomédie et le dessein final est – sans doute – de transformer radicalement et de formater, dès l’enfance, la multitude humaine en chair toujours plus malléable, toujours plus soumise devant l’inacceptable et toujours davantage prostituée aux rouages de la « démocratie ».

Si demain, le concept de « liberté » sexuelle et toutes les déviances – dès l’âge tendre – à force de répétition, réussissent à pénétrer les esprits malléables des nouvelles générations, la civilisation de l’ère de l’industrie aura alors réussi à rendre irréversible sa métamorphose.

Cependant, le battage idéologique ne convainc que les imbéciles. La résistance de la population s’oppose à cette manœuvre. Les talents de l’homme créatif continuent d’être reconnus par une multitude de femmes, comme les talents de la femme qui étayent la moitié du ciel continuent d’être reconnus par une multitude d’hommes. L’homme et la femme sont complémentaires et la très grande majorité des parents a l’intention de sauver ses enfants.

En conflit avec l’idéologie, une force collective s’oppose inlassablement au machiavélisme de la mutation. L’hymen de l’homme et de la femme est toujours un idéal et par des résistants – innombrables – l’idée de la civilisation est encore rêvée à deux.

 

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