Le développement durable de l’Amour

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Le développement durable de l’Amour

planeteverte

Les naufrages sont nombreux depuis que les vents pernicieux ne manquent pas de souffler. Si l’on n’a pris la précaution de semer de petits cailloux blancs, l’amour est un terrain de jeu périlleux. On prend le risque de perdre l’affection de l’autre et l’estime de soi. Graphiques, statistiques à l’appui, l’on nous prétendra qu’il est mille et une formes d’amours à disposition. Il nous est conseillé d’essayer, voire ordonné de le faire, mais fidélité et constance sont archaïques et bannies. Aguichez ! Séduisez ! Osez tout ! Adoptez une forme de sexualité qui disqualifie l’antique vocable du Kâma-Sûtra.

Mais ces donneurs de leçons, libertins auréolés de titres ronflants en sexologie avancée, ne sont que des recalés de l’Amour vrai !

Que nous propose la concurrence, l’usurpateur – Dionysos – puisqu’il nous faut le nommer. Sur son dépliant, nous trouvons, fêtes, sexualités en précarité, masturbations répétitives, ivresses artificielles, assuétudes, étourdissements jouant le rôle de stimulant, tout cela peut se comparer à de l’ivrognerie dans des bouges mal éclairés, étrange ressemblance avec le programme du ministre de la Culture de 1981, dans lequel Jack Lang, son mentor, a imposé le temps de la « fête », mais Dionysos n’est qu’un pitre alcoolique !

Il nous faut regarder la sagesse des anciens pour voir clair. Que dit-on d’Éros ? Il est le principe créateur à l’origine des temps, fils de Chaos et frère d’Ouranos, Gaïa, Nix ; pour son activité générique, il est le compagnon d’Aphrodite qui unit les cœurs, à jamais. En son royaume, nous sommes sujets, non esclaves. Cette réflexion s’inscrit dans l’antagonisme des éléments, l’un signifiant la débauche libertaire, l’autre – bien plus ancien que les Olympiens – représente le dieu de l’amour durable.

Le couple égyptien antique qui est au Louvre nous parle encore et le message est clair !

couple égyptien Louvre

Aujourd’hui, dans les arcanes apparaissent à notre stupéfaction les mystères des opérations LGBT. Mais nous prenons l’habitude de ces traquenards, qui s’ajoutent à une longue liste destinée à nous faire perdre notre temps et bon sens. Norme des rencontres, pour les bacchanales de notre temps tout s’achète, alcools, drogues ; les bacchantes sont des hétaïres vendant leurs charmes, les mâles n’en sont que des michetons. Pour les joueurs de fifres, lyres et tambourins, l’on s’offre désormais l’outillage technologique multimédia, internet, écran, clavier avec lesquels nous supposons échanger mais ce n’est plus qu’avec nous même, du narcissisme !

Bref, le mode d’emploi permet de consommer le désir marchandise. Vulgaire verroterie, autrefois destinée aux peuples primitifs pour en obtenir des bénéfices lucratifs, quincaillerie produite par l’esclave salarié, lui-même soumis aux frustrations de son statut. Sans le don réciproque de l’amour naturel, la sexualité rationalisée par les ministères et les marchés est un onanisme, une sombre branlette festive, semblable à la « consommation » qui a donné son nom à une ère dont la dépression est la finalité.

coeur brisé

Dans le « Pinocchio » un avertissement, le petit pantin de bois est entraîné au Palais des Plaisirs par un camarade du même tonneau. Ils finiront métamorphosés en âne, symbole d’humilité, de repentir, mais d’espoir comme pour l’enfant prodigue. Cependant, pas de porte de sortie pour l’enfermement dépressif de nos jours traité en pilules bleues ou rouges. On voit mal la psychiatrie expliquer aux victimes de la mode freudienne que le mirage du sexe débridé rend impossible l’advenue de l’adulte, cela déplairait à la police institutionnelle de la pensée autorisée.

L’un des grands ennemis du couple est la dette… vivre au-dessus de ses moyens, le désir d’éblouir le voisinage par l’achat inconsidéré d’objets, de voyages, etc. Les tentations sont multiples, ça se termine toujours mal dans le déchirement où le coupable de l’inconséquence rejette sur l’autre son incapacité à lui offrir une vie décente digne de son rang (…)

Dans les temps antiques, écologiques, la production alimentaire et matérielle était produite, non par l’énergie du charbon ou du pétrole, mais par celle des hommes voués aux tâches essentielles. Aujourd’hui, la thermodynamique a « libéré » la femme, qui ne choisit dès lors le mâle pour ses vertus morales, intellectuelles et physiques, mais pour sa capacité à assumer la modernité et sa servilité. La femelle recommandée par le libre-échange est une vampire dont les enfants seront sacrifiés. L’être naturel à tête et corps solides doit s’effacer devant des contrefaçons, parfumées, pommadées, épilées. La loi du marché transforme l’humain en domesticité dans un environnement industriel. Dur de trouver la clé des champs ! Et le dessein de cette mutation – trop rapide pour ne pas être suspecte – est une civilisation dont les sujets auront un certain divertissement. Quoi donc ? Une sexualité mortifère, vide et dégradée, sans reproduction naturelle. Donc exit le couple ! Et pour bouquet final : « l’euthanasie soi-disant volontaire » dans un élevage hors-sol où personne ne vous pleurera, ni ne se souviendra de vous, sûrement pas votre famille puisque vous n’en aurez plus…

Encore dupe ?

La sagesse populaire, par la transmission des coutumes conjugales, apportait beaucoup. L’amour qui dure passe par un décryptage des interrelations humaines, de ses mouvements, un art matrimonial. Avant-guerre, il existait des livres pour garçons et filles leur apprenant leur métier d’homme et de femme, fondés sur les valeurs du travail, de l’économie domestique et de la répartition des tâches. L’on nous demandait de ne pas faire à autrui ce que nous ne souhaitions pas ce que l’on nous fasse, c’était sans équivoque. Bien entendu, à cette époque, le monde était essentiellement rural et autonome, on s’occupait d’abord des besoins essentiels ; la nourriture supposait la production de légumes, la basse-cour, les volailles, lapins, cochons ; mais encore, vêtement, mobilier, logement, chauffage… La qualité était privilégiée.

Cela acquit, on s’employait à assurer la pérennité des générations, les enfants devaient être choyés, instruits, bien élevés. Cela semble un paradis perdu !

statue couple arbres

Aujourd’hui, le monde est essentiellement urbain, les femmes sont entrées dans le monde du travail, le foyer n’est plus le foyer d’un clan familial, mais un lieu où s’entrecroisent des individus. Le doux art du foyer doit être réinventé, adapté. Le couple moderne peine à n’être qu’un seul corps, harmonieux et vivant, car il est un être à deux têtes. Mais le bonheur vaut la peine de s’initier, apprendre à conjuguer à deux, l’un et l’autre alternativement apprenant à s’effacer, pour permettre au couple de vivre et régner.

Le pouvoir des couples et des familles est justement ce que les donneurs d’ordres qui gèrent le cheptel dissocié et déshumanisé entendent proscrire. Le danger pour leur dynastie est l’alliance première, celle qui fait nombre. Unis par l’amour et pourvus d’enfants, même les esclaves prolétaires, qui ont une famille à défendre, peuvent renverser l’engeance du capital. Pragmatiques, les Picsous tirèrent les leçons ! Quand ils prirent le contrôle, en 1789, leurs actions néfastes se concentrèrent sur l’Église dont les dogmes fondateurs sont la famille traditionnelle et la guerre à l’usure. D’où les choix (encore stratégiques) de leur destruction.

Les guerres serviles de Rome, notamment la révolte de Spartacus qui marqua les esprits jusqu’à aujourd’hui, puis le catholicisme responsable de l’effondrement de l’empire par sa fraternité et son opposition à l’usure esclavagiste, furent des revers de fortune pour les financiers qui tenaient par la dette la haute classe des praticiens. César débiteur de Crassus se dispensa, suite au pillage de la Gaule, de rembourser la mafia financière, cela lui coûta la vie.

Tout est dit dans le livre de Huxley, religion inversée, utérus artificiel, sexualité « libérée », unions éphémères, et il s’y trouve même un « sexe intermédiaire ». La mort du couple est le préalable pour instaurer sans réaction l’esclavagisme de la dette, retour profane du péché originel pour le petit peuple à crédit, qui ne doit plus se reproduire, ni promouvoir d’unions durables. L’on nous abreuve sempiternellement d’évolution de la société, qui se concrétise en de nouvelles lois, prétendument demandées par des associations militantes droit-de-l’hommistes, toujours au nom de l’égalité et, cerise (aux mille et un traitements et arômes artificiels) sur le gâteau, l’émancipation des minorités sexuelles, dont on nous bassine avec « nos » intolérances et « nos » prétendues persécutions. Nous ne fûmes jamais racistes, les armateurs de Bordeaux et Nantes et les gros planteurs de canne à sucre eux si, mais appartenaient-ils à la communauté française ? Mammon est apatride !

Le féminisme et aujourd’hui les LGBT sont des artefacts destinés à détourner la lutte des classes.

Le couple et la famille, quand ils se développent naturellement, réalisent un écosystème. Cela se manifeste par la mise en place d’engagements et de liens qui harmonisent les contraintes physiques, affectives et spirituelles des époux dans la pérennité. Il s’agit, au théâtre des opérations sociales, de léguer une civilisation agréable, dépourvue d’égocentrisme et d’infidélité, aux générations futures. Le rythme du développement durable de l’amour conjugal répond aux maux du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.

Un développement durable de l’amour conjugal, au-delà du plaisir amoureux déjà fort plaisant, engage, par la force des choses, et de surcroît, les hommes et les femmes en citoyenneté et en politique, leur donnant maîtrise et dignité, établissant un contrepouvoir face à la grande finance, contrepouvoir qui sera déterminant pour établir un monde meilleur.

Jean-Jacques

We love each other! Beautiful young African couple sitting close to each other and looking through a heart shape made with their fingers

 

 

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